René Lalique : une figure de l’art décoratif

Publié le : 31 août 20214 mins de lecture

Né en 1860 à Ay (champagne), René Lalique est décédé à Paris en 1945. De son vivant, il a vécu deux vies d’artiste successives qui ont marqué son histoire. Chaque fois, il s’élève parmi les protagonistes majeurs dans l’Art nouveau et dans l’Art Déco dont les styles sont absolument opposés. Ce grand joaillier laisse aux fans d’art plusieurs œuvres en héritage : éléments d’architecture ou mobilier, objets de décoration surtout en verre…

Ceux qui ont inspiré René Lalique

Les 3F dont la Femme, la Flore et la Faune représentent les sources d’inspiration de René Lalique. Comme il est un grand observateur des Êtres et des Choses, il a pu trouver une inspiration féconde dans la nature. Il a étudié la vie aquatique en scrutant les fleurs et les plantes. En plus d’être fasciné par les insectes, il aimait contempler les oiseaux et les reptiles. À part le sol, le ciel, les arbres et les plantes, la créature humaine plus particulièrement le visage et le corps féminin ont beaucoup provoqué un souffle créateur en lui. Au lieu de copier la nature ou de styliser les différents éléments, il fait ses créations à l’aide de la transformation. Dans son interprétation qui se nourrit de grands mouvements artistiques, René Lalique met toute sa sensibilité.

Le chef-d’œuvre du grand joaillier

En bronze à patine brune nuancée, la femme ailée (1899-1900) figure parmi les pièces les plus rares et les plus exceptionnelles de René Lalique. Connu en six versions, ce grand chef-d’œuvre est un véritable emblématique de l’art de ce maître verrier et de son époque. Mesurant 98,5 x 104,7 x 9 cm, cette pièce est estimée entre 420 000 à 450 000 €. Mettant en scène un sujet symbolique de l’art nouveau, la pièce montre une femme qui est métamorphosée en un être mi-nymphe et mi-fée avec des ailes. Ses plumes sont si longues et font apparaître un second motif en creux comme celui d’un papillon géant avec des ailes déployées. Ces six modules en bronze à patine brune exposant des jeunes femmes dénudées dont les attitudes sont différentes les unes des autres appartiennent à des collections publiques et privées.

Grande vedette de l’exposition de son temps

Les œuvres d’art de Lalique ont fait l’objet de nombreuses études. Lors de l’exposition 1900 (RMN, 2000), l’incontournable catalogue présente une Femme ailée avec ses détails sur sa couverture. On y retrouve également quelques photographies de l’ahurissant stand inventé par René Lalique pendant la manifestation parisienne. Une fois installé dans son propre atelier en 1886, il commence à élaborer ses vocabulaires décoratifs qui sont devenus un vrai manifeste de l’art nouveau. En mai 1895, il reçoit un troisième prix grâce à une audacieuse parure « aux libellules ».

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